50 tableaux dont l’attribution reste discutée

50 tableaux dont l’attribution reste discutée

Un tableau peut être célèbre sans que le nom de son auteur fasse l’unanimité. Une signature ajoutée, un vernis assombri, des assistants travaillant dans le même atelier ou des modèles repris d’un peintre à l’autre peuvent brouiller les pistes. Derrière une attribution se trouve une enquête : regarder la touche, étudier les matériaux, comparer les œuvres et retrouver les archives.

Cette sélection de 50 peintures à l’attribution discutée ou encore incertaine distingue les controverses explicites des attributions prudentes conservées par les musées. « Probablement de » ne signifie pas qu’une polémique oppose aujourd’hui plusieurs experts : cela indique que l’auteur proposé n’est pas tenu pour entièrement certain. Aucun tableau au nom solidement établi n’est ajouté ici comme simple œuvre de comparaison.

Illustration de couverture générée : une scène d’étude et d’expertise picturale.

Ce que signifie une attribution discutée

Les termes des catalogues décrivent des degrés de confiance. Une œuvre donnée à un peintre sans réserve bénéficie d’une attribution jugée suffisamment solide. Une œuvre « attribuée à », « probablement de » ou « possiblement de » conserve une incertitude. « Atelier de » décrit une production de collaborateurs, avec parfois une participation du maître ; cette mention ne signifie pas à elle seule que le tableau est un faux. La National Gallery explique ces distinctions dans son glossaire.

Les matériaux peuvent exclure une date impossible ou révéler une intervention tardive. Ils ne livrent pas nécessairement le nom du peintre. Les signatures, les archives et la comparaison stylistique doivent donc être examinées ensemble. Les titres français ci-dessous sont des traductions de lecture lorsque la notice de référence est en anglais.

Bosch, Vermeer et les écoles du Nord

Deux désaccords explicites ouvrent cette sélection, suivis de peintures dont les catalogues maintiennent une réserve sur l’auteur ou sa participation.

01Le Portement de croix — version de Gand — Jérôme Bosch, attribution discutée
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1. Le Portement de croix — version de Gand

Jérôme Bosch, attribution discutée

Vers 1510–1516

Le visage calme du Christ disparaît presque au milieu des têtes grimaçantes. Le musée de Gand conserve le nom de Bosch tout en signalant expressément que l’attribution reste disputée. Ce cas montre qu’une institution peut exposer une œuvre sous un nom célèbre sans effacer les réserves qui l’accompagnent.

Collection de référence : MSK, musée des Beaux-Arts de Gand, Belgique.

Consulter la notice du musée.

02La Jeune Fille à la flûte — Entourage de Johannes Vermeer ; avis institutionnels divergents
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2. La Jeune Fille à la flûte

Entourage de Johannes Vermeer ; avis institutionnels divergents

XVIIe siècle

La National Gallery of Art considère aujourd’hui ce petit panneau comme probablement réalisé par un proche de l’atelier de Vermeer. Le Rijksmuseum l’a présenté comme une œuvre du peintre dans son exposition de 2023. Le désaccord concerne la manière de peindre et la qualité d’exécution, au-delà de la ressemblance avec les autres figures de Vermeer.

Collection de référence : National Gallery of Art, Washington, États-Unis.

Consulter la notice du musée. Lire la présentation du Rijksmuseum en 2023.

03Portrait de Margaretha de Geer — petit portrait — Probablement de Rembrandt
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3. Portrait de Margaretha de Geer — petit portrait

Probablement de Rembrandt

1661

Ce petit portrait doit être distingué de la grande effigie de la même femme conservée à Londres. La signature n’est pas authentique ; la technique a également soulevé des questions. Pourtant, la qualité du visage rend peu satisfaisante l’hypothèse d’une simple copie. La National Gallery maintient donc une attribution probable à Rembrandt.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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04Un vieil homme dans un fauteuil — Probablement de Rembrandt
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4. Un vieil homme dans un fauteuil

Probablement de Rembrandt

Années 1650

La manche est éclairée par quelques larges coups de pinceau, tandis que le regard demeure dans l’ombre. Cette exécution audacieuse a nourri les doutes sur l’auteur. Le musée y voit désormais une expérience pouvant annoncer la manière tardive de Rembrandt, mais conserve la qualification « probablement de » dans sa notice.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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05Silène ivre soutenu par des satyres — Possiblement d’Anthony van Dyck
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5. Silène ivre soutenu par des satyres

Possiblement d’Anthony van Dyck

Vers 1620

Cette scène vient de l’atelier de Rubens et semble résulter du travail de plusieurs jeunes peintres. La qualité du visage et du corps de Silène suggère une intervention du jeune Van Dyck. L’enjeu est donc de reconnaître sa participation dans une peinture collective, plutôt que d’attribuer automatiquement toute la composition à une seule main.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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06Joueurs de trictrac — Probablement de David Teniers le Jeune
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6. Joueurs de trictrac

Probablement de David Teniers le Jeune

Vers 1640–1645

Autour du plateau, les joueurs attendent un lancer décisif. Boisson, tabac et jeu appartiennent au vocabulaire des scènes de taverne flamandes. Le musée conserve une attribution probable à Teniers : la familiarité du sujet avec son œuvre ne dispense pas de maintenir la réserve indiquée dans le catalogue.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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07Une diseuse de bonne aventure dans un paysage montagneux — Probablement de David Teniers le Jeune
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7. Une diseuse de bonne aventure dans un paysage montagneux

Probablement de David Teniers le Jeune

Vers 1640

Une rencontre sur un chemin devient un petit récit ouvert à l’interprétation. La National Gallery rapproche cette peinture des débuts de Teniers, avec prudence. La composition a ensuite servi de modèle à une tapisserie où les figures sont inversées : une œuvre peut ainsi circuler et être adaptée sans que son attribution devienne certaine.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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08Une chaumière dans la lande — Probablement de Jan van Goyen
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8. Une chaumière dans la lande

Probablement de Jan van Goyen

Vers 1629

La peinture a d’abord été considérée comme une imitation de Van Goyen. Un nettoyage en 1958 a retiré des ajouts d’une autre main et révélé son monogramme. Ces découvertes renforcent l’attribution sans supprimer la prudence du catalogue. Elles montrent aussi combien les repeints peuvent modifier notre perception d’un style.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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09Nature morte aux fruits, au gibier et au perroquet — Probablement de Jan Fyt
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9. Nature morte aux fruits, au gibier et au perroquet

Probablement de Jan Fyt

Fin des années 1640

Un perroquet vivant domine les fruits et les animaux morts, créant un contraste entre abondance et mortalité. Le musée juge la peinture probablement de Fyt, tout en relevant une exécution plus grossière que dans ses œuvres habituelles. Le sujet correspond à ses spécialités ; la manière de le traiter appelle néanmoins une réserve.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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10Un groupe familial — Possiblement de Michiel Nouts
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10. Un groupe familial

Possiblement de Michiel Nouts

Vers 1655

Cette grande toile, autrefois coupée en deux, a été réunie en 1915. Le rapprochement avec un portrait signé de Michiel Nouts, conservé au Rijksmuseum, fonde la proposition d’auteur. Comme son œuvre certaine est très restreinte, la comparaison ne suffit pas à transformer cette hypothèse en attribution assurée.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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11La Résurrection de Lazare — Possiblement de Simon de Vos
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11. La Résurrection de Lazare

Possiblement de Simon de Vos

XVIIe siècle

Le récit biblique est transposé dans un décor où vêtements et tombeau mêlent références anciennes et contemporaines. La National Gallery retient Simon de Vos comme auteur possible. La scène mérite d’être regardée pour sa construction dramatique, tout en conservant ce degré d’incertitude au moment de nommer son peintre.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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12Paysage avec des satyres — Possiblement de Marten Rijckaert
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12. Paysage avec des satyres

Possiblement de Marten Rijckaert

Vers 1626

Les satyres sont minuscules au regard du paysage : leur présence donne une dimension mythologique à une image dominée par la nature. Le catalogue propose Rijckaert sans certitude. Dans les paysages flamands, la proximité des motifs et des traditions rend particulièrement utile la distinction entre une parenté de style et une attribution établie.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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Titien, le Greco et la Renaissance

Copies, versions d’atelier, panneaux abîmés et modèles partagés rendent parfois la frontière entre la main du maître et celle d’un collaborateur difficile à tracer.

13La Leçon de musique — Possiblement de Titien
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13. La Leçon de musique

Possiblement de Titien

Vers 1535

Ce groupe de chanteurs et d’instrumentistes fut longtemps considéré comme une imitation du début du XVIIe siècle. Le nettoyage et l’étude technique ont révélé des affinités avec Titien et son atelier dans les années 1530. La notice conserve cependant une attribution possible : une réévaluation importante ne constitue pas toujours une conclusion définitive.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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14Jupiter et Sémélé — Possiblement du Tintoret
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14. Jupiter et Sémélé

Possiblement du Tintoret

Vers 1545

Jupiter surgit dans les nuages et les flammes, face à Sémélé étendue sur son lit. Ce petit tableau pouvait appartenir à un ensemble décorant un meuble. Son rattachement au Tintoret reste formulé comme une possibilité dans le catalogue ; la force du mouvement ne doit pas être prise, à elle seule, pour une preuve d’auteur.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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15Marie-Madeleine — Probablement du Corrège
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15. Marie-Madeleine

Probablement du Corrège

Peut-être vers 1518–1519

La sainte s’intègre dans un paysage aux plantes soigneusement détaillées. Une modification de composition a été invoquée en faveur d’un original du Corrège. D’autres lectures y voient une copie d’une œuvre perdue, de plus grand format. Le débat oppose ici création autographe et reprise, plutôt que deux noms d’artistes concurrents.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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16Saint Jérôme en cardinal — Possiblement du Greco
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16. Saint Jérôme en cardinal

Possiblement du Greco

Vers 1590–1600

Le Greco et son atelier ont réalisé plusieurs versions de cette figure. L’exemplaire londonien est plus petit, usé et d’une qualité inférieure à d’autres versions. Il a pu servir de modèle réduit à montrer aux commanditaires. La question porte donc sur la main du maître, l’atelier et la fonction de cette répétition.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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17Un homme tenant un compas (?) — Probablement de Gentile Bellini
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17. Un homme tenant un compas (?)

Probablement de Gentile Bellini

Vers 1500

Le musée propose Gentile Bellini, mais relève une sobriété de détail inhabituelle dans ses portraits. L’identité du modèle reste elle aussi incertaine : le compas peut évoquer plusieurs métiers. Ces deux questions doivent être séparées. Ne pas savoir qui pose ne suffit pas à dire qui a peint, et inversement.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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18La Vierge à l’Enfant — dite Madone Salting — Possiblement d’Antonello de Messine
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18. La Vierge à l’Enfant — dite Madone Salting

Possiblement d’Antonello de Messine

Vers 1460–1469

La couronne, les bijoux et les étoffes donnent à cette Vierge une richesse presque précieuse. La notice retient Antonello de Messine comme auteur possible. L’attention aux textures évoque aussi la peinture des anciens Pays-Bas : cette affinité aide à comprendre l’image, mais ne remplace pas une identification certaine de son auteur.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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19La Vierge à l’Enfant et aux saints — Probablement de Cima da Conegliano
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19. La Vierge à l’Enfant et aux saints

Probablement de Cima da Conegliano

Vers 1513–1518

La Vierge réunit le jeune Christ, un saint tenant un livre et saint Nicolas. Le tableau est endommagé et retouché, ce qui complique l’évaluation de la peinture originale. La National Gallery envisage une œuvre tardive de Cima, avec réserve. L’état matériel devient ici une limite concrète de l’attribution.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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20La Sainte Famille avec des saints et un donateur — Possiblement de Giovanni Cariani
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20. La Sainte Famille avec des saints et un donateur

Possiblement de Giovanni Cariani

Vers 1540

Des figures en prière prennent place devant la Vierge, l’Enfant et les saints. Le musée propose Cariani tout en précisant que la peinture n’est pas entièrement typique de son œuvre. La composition dérive d’un retable perdu de Camillo Boccaccino : l’origine d’un modèle et la main qui le reprend sont deux questions différentes.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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21La Vierge à l’Enfant avec saint Jean — Probablement de Fra Bartolommeo
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21. La Vierge à l’Enfant avec saint Jean

Probablement de Fra Bartolommeo

Peut-être vers 1516

Les deux enfants s’embrassent près de la Vierge dans une composition pyramidale. L’usure rend difficile la distinction entre l’intervention de Fra Bartolommeo et celle de son atelier. Plusieurs versions sont connues, dont deux signées et datées de 1516. Leur existence fournit des comparaisons précieuses, sans résoudre complètement le cas londonien.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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22La Vierge à l’Enfant — version liée à Sodoma — Possiblement de Sodoma
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22. La Vierge à l’Enfant — version liée à Sodoma

Possiblement de Sodoma

Vers 1520–1530

La Vierge offre son lait à l’Enfant, qui se tourne vers le spectateur. Un vernis ancien très assombri défigure l’image et gêne son appréciation. Le musée ne tient pas l’attribution à Sodoma pour certaine ; une autre version au dessin proche lui est rattachée. La comparaison reste donc un indice, plutôt qu’une preuve suffisante.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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23Tête du Christ — Probablement de Sodoma
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23. Tête du Christ

Probablement de Sodoma

Vers 1525–1550

Le cadrage rapproché montre le Christ couronné d’épines, portant sa croix. Le musée estime que le panneau n’est probablement pas un fragment découpé dans une scène plus grande, mais une image de dévotion autonome. Son auteur reste qualifié de probable : l’identification de la fonction du tableau ne lève pas automatiquement l’incertitude sur sa main.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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24La Vierge à l’Enfant — fragment de fresque — Probablement de Bartolomeo Montagna
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24. La Vierge à l’Enfant — fragment de fresque

Probablement de Bartolomeo Montagna

Probablement 1481

Ce fragment peint sur enduit a été rapproché de Giovanni Bellini ou de son entourage, avant que Montagna ne paraisse plus vraisemblable. Il est trop abîmé pour permettre une conclusion assurée. C’est un exemple de peinture murale conservée au musée : sa matière et son état expliquent directement la prudence de l’attribution.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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25La Vierge à l’Enfant — inscription A.A.P. — Possiblement d’Andrea di Aloigi
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25. La Vierge à l’Enfant — inscription A.A.P.

Possiblement d’Andrea di Aloigi

Vers 1490–1500

L’inscription « A.A.P. » pourrait renvoyer à Andrea di Aloigi, dit l’Ingegno, élève du Pérugin. Le musée conserve toutefois ce nom comme une possibilité. L’enfant regarde hors du tableau et la composition pourrait dériver d’un modèle plus vaste. Des initiales constituent une piste documentaire ; leur interprétation doit encore être argumentée.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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26La Vierge à l’Enfant avec des anges — Probablement de Benozzo Gozzoli
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26. La Vierge à l’Enfant avec des anges

Probablement de Benozzo Gozzoli

Vers 1447–1450

Or, étoffes et fleurs font de cette petite peinture une image luxueuse, adoucie par un ange qui présente un oiseau à l’Enfant. La National Gallery conserve une attribution probable à Gozzoli. L’élégance des détails correspond à son univers, mais la qualification du catalogue rappelle que le rapprochement stylistique reste une appréciation.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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Modèles, décors et ateliers italiens

Des prédelles aux peintures de meubles, la fonction d’un objet et la dispersion d’un ensemble ancien compliquent l’identification de son auteur.

27Le Baptême du Christ — Probablement de Lorenzo Monaco
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27. Le Baptême du Christ

Probablement de Lorenzo Monaco

1387–1388

Ce petit panneau pourrait provenir de la prédelle d’un retable d’Agnolo Gaddi. Lorenzo Monaco ayant été son élève, sa participation aux scènes du bas paraît plausible. L’attribution s’appuie donc sur un contexte de travail et un rapprochement avec un ensemble dispersé. Le musée maintient la réserve « probablement de ».

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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28L’Adoration des bergers — Probablement de Bernardino Butinone
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28. L’Adoration des bergers

Probablement de Bernardino Butinone

Vers 1480–1485

La Vierge s’agenouille devant l’Enfant tandis que Joseph se tient à l’écart. Le panneau est rattaché à une série de scènes de la vie du Christ dont plusieurs éléments subsistent dans différentes collections. Le nom de Butinone reste proposé avec prudence : reconstituer un ensemble ancien aide l’enquête sans garantir chaque attribution.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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29L’Annonciation — Probablement de Giannicola di Paolo
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29. L’Annonciation

Probablement de Giannicola di Paolo

Fin du XVe siècle

Les figures de Gabriel et de Marie reprennent des modèles du Pérugin. Le tableau a été réduit : la colombe à l’origine des rayons lumineux n’est plus visible. La notice propose Giannicola di Paolo avec réserve. Cette peinture permet de comprendre comment modèles partagés, transformations matérielles et ressemblances de style se superposent.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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30L’Agonie au jardin des Oliviers — Probablement de Lo Spagna
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30. L’Agonie au jardin des Oliviers

Probablement de Lo Spagna

Peut-être vers 1500–1505

Autrefois donnée au jeune Raphaël, cette scène est aujourd’hui rapprochée de Lo Spagna, autre élève du Pérugin. Elle reprend largement une composition de ce dernier. Les procédés de transfert de dessins expliquent certaines ressemblances entre peintres d’un même milieu. Le catalogue londonien maintient une attribution probable à Lo Spagna.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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31Le Mariage de la Vierge — Probablement de Gregorio di Cecco di Luca
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31. Le Mariage de la Vierge

Probablement de Gregorio di Cecco di Luca

Vers 1423

Joseph tient une verge fleurie, tandis que les prétendants écartés brisent les leurs. Cette scène appartenait à une prédelle et s’inscrit dans la tradition siennoise des récits de la Vierge. Le musée propose Gregorio di Cecco di Luca comme auteur probable. La connaissance d’une tradition locale précise le contexte sans rendre l’auteur certain.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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32L’Adoration des mages — Probablement de Zanobi Strozzi
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32. L’Adoration des mages

Probablement de Zanobi Strozzi

Vers 1433–1434

Les couronnes et les costumes dorés répondent aux petites fleurs du pré. La minutie rapproche ce panneau du travail d’un peintre également enlumineur, Zanobi Strozzi. Le retable auquel il appartenait n’est pas identifié avec certitude. La National Gallery conserve donc une attribution probable et distingue le nom proposé de la reconstitution de l’ensemble.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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33L’Enlèvement d’Hélène — Probablement de Zanobi Strozzi
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33. L’Enlèvement d’Hélène

Probablement de Zanobi Strozzi

Vers 1450–1455

Hélène est portée vers un bateau dans une scène foisonnante de petits détails. La forme du support suggère un plateau de naissance florentin, objet à la fois utile et commémoratif. Le nom de Strozzi est retenu avec prudence. L’attribution concerne ici une peinture sur un objet domestique, plutôt qu’une toile de chevalet.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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34Marcus Curtius — Possiblement de Bacchiacca
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34. Marcus Curtius

Possiblement de Bacchiacca

Vers 1520–1530

Le héros romain pousse son cheval vers le gouffre où il doit se sacrifier pour sauver Rome. Le petit panneau a pu décorer un meuble ou un coffre. Bacchiacca est proposé comme auteur possible. Le contexte des décors domestiques florentins aide à situer cette peinture, sans autoriser une attribution ferme au peintre.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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35La Crucifixion — Possiblement de Francesco Botticini
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35. La Crucifixion

Possiblement de Francesco Botticini

Vers 1471

Ce panneau de prédelle a été donné à Andrea del Castagno, puis rapproché de Botticini. Le vaste paysage rappelle aussi les recherches des frères Pollaiuolo. La notice actuelle conserve le nom de Botticini comme une possibilité. Le cas illustre la difficulté de départager des artistes proches lorsqu’ils partagent des solutions de composition.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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36Portrait d’un musicien — Possiblement de Bernardino Campi
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36. Portrait d’un musicien

Possiblement de Bernardino Campi

Années 1560

Un homme se tient près d’un virginal, un compas à la main. Le musée rapproche son portrait d’une œuvre inscrite et datée de Campi, tout en conservant une attribution possible. L’instrument de mesure pourrait évoquer un fabricant d’instruments de musique ; cette interprétation du modèle demeure distincte de l’identification du peintre.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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37Pégase et les Muses — Possiblement de Girolamo Romanino
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37. Pégase et les Muses

Possiblement de Girolamo Romanino

Vers 1540

Autour du cheval ailé, les Muses chantent et jouent de la musique. Les costumes, les visages et certains traits de modelé rappellent Romanino, mais le musée ne juge pas l’attribution certaine. Le tableau était probablement le couvercle d’un instrument à clavier : la fonction musicale de l’objet prolonge donc son sujet mythologique.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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38L’Arbre de Jessé — Possiblement de Girolamo Genga
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38. L’Arbre de Jessé

Possiblement de Girolamo Genga

Vers 1535

Les ancêtres du Christ surgissent des branches d’un arbre, jusqu’à la Vierge et l’Enfant. La petite peinture, exécutée sur parchemin ou papier, utilise une finesse proche de l’enluminure. L’ancienne attribution à Giulio Clovio n’est pas étayée ; le musée estime Girolamo Genga plus vraisemblable, tout en maintenant une qualification prudente.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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39Le Martyre de saint Étienne — Possiblement d’Antonio Carracci
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39. Le Martyre de saint Étienne

Possiblement d’Antonio Carracci

Vers 1610

La foule lapide le premier martyr chrétien dans une composition inspirée d’Annibale Carracci et du Dominiquin. Antonio Carracci est proposé par comparaison avec d’autres peintures. Le nombre limité d’œuvres qui lui sont attribuées avec certitude fragilise les rapprochements. Le musée formule donc une possibilité, et lie aussi la datation à cette hypothèse.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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40Portrait d’un garçon — Possiblement de Jacopino del Conte
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40. Portrait d’un garçon

Possiblement de Jacopino del Conte

Vers 1540

L’épée et les étoffes montrent un enfant représenté comme un jeune noble. Le modèle a été identifié à Orazio Farnèse, mais le nom du peintre reste qualifié de possible dans le catalogue. Ce portrait rappelle que l’on peut disposer d’une proposition d’identité et d’un contexte de commande sans avoir une attribution entièrement assurée.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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41Portrait d’un homme — robe rouge — Possiblement de Justus Sustermans
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41. Portrait d’un homme — robe rouge

Possiblement de Justus Sustermans

Probablement 1649

Le vêtement rouge, les papiers et la pose suggèrent un homme exerçant une fonction d’autorité. Le modèle n’est pas identifié de façon certaine. Sustermans, actif dans plusieurs cours européennes et à Gênes, est proposé comme auteur possible. La recherche croise ici le costume, le contexte géographique et les habitudes du portraitiste.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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42Paysage avec des personnages — Probablement de Crescenzio Onofri
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42. Paysage avec des personnages

Probablement de Crescenzio Onofri

Probablement 1670–1712

Arbres, chemin sinueux et vallée conduisent le regard vers les montagnes. Le musée propose Onofri pour le paysage et envisage Francesco Petrucci pour les figures. Même une attribution probable peut ainsi recouvrir plusieurs mains. La question n’est pas seulement de trouver un nom, mais de comprendre la répartition du travail dans l’image.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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Peintres français et études de paysage

Une esquisse non signée, un pastel ou une nature morte peuvent conserver leur force visuelle malgré un nom proposé avec prudence.

43Paysage orageux avec des ruines dans une plaine — Probablement de Georges Michel
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43. Paysage orageux avec des ruines dans une plaine

Probablement de Georges Michel

Peut-être les années 1830

Le ciel et la composition plaident pour Georges Michel ; la peinture épaisse du premier plan et la figure posent davantage question. Le musée envisage un paysage original de Michel, repris ensuite par une autre main. Les repeints peuvent donc expliquer une incohérence de style sans imposer le rejet de toute la peinture.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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44Escalier de la villa de Mécène à Tivoli — Probablement de Camille Corot
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44. Escalier de la villa de Mécène à Tivoli

Probablement de Camille Corot

Vers 1826

L’escalier conduit l’œil de l’ombre vers une ouverture lumineuse. Lors de leur séjour italien, les peintres français partageaient sujets et pratiques, et signaient rarement leurs petites études à l’huile. Le musée conserve donc une attribution probable à Corot. Cette proximité de travail rend les esquisses parfois plus difficiles à attribuer que les grands tableaux.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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45Une fillette avec un chaton — Probablement de Jean-Baptiste Perronneau
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45. Une fillette avec un chaton

Probablement de Jean-Baptiste Perronneau

XVIIIe siècle

Ce pastel porte une signature, mais le dessin et l’anatomie ont suscité des réserves. Les matériaux sont compatibles avec une réalisation du XVIIIe siècle, et certains passages correspondent à la technique de Perronneau. Le musée maintient une attribution probable. Ni une signature ni une analyse matérielle ne suffisent, isolément, à résoudre l’ensemble du cas.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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46Portrait d’un homme — expression animée — Probablement de Joseph Ducreux
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46. Portrait d’un homme — expression animée

Probablement de Joseph Ducreux

Peut-être 1791

Longtemps considéré comme un autoportrait, ce visage expressif est rapproché d’un portrait exposé à Londres en 1791. Le modèle a été associé au nom de Le Texier. La National Gallery conserve une attribution probable à Ducreux. Il faut distinguer l’évolution de l’identité proposée pour le modèle de la certitude accordée au peintre.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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47Falaise à Vicovaro — Probablement de Louis Gauffier
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47. Falaise à Vicovaro

Probablement de Louis Gauffier

1787

Une inscription au revers donne le lieu et la date, mais son écriture n’est pas celle de Gauffier. Le paysage correspond à son séjour romain et le même type d’écriture apparaît dans un carnet lié à lui. Ces indices rendent l’hypothèse plausible ; ils ne permettent pas au musée de la formuler sans réserve.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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48Le Pont de Subiaco — Probablement de Jean-Antoine Constantin
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48. Le Pont de Subiaco

Probablement de Jean-Antoine Constantin

Vers 1777

Le pont médiéval domine la rivière, avec une tour éclairée par le soleil. Constantin, figure de l’école provençale, a séjourné à Rome et étudié ses environs. Le musée lui rattache probablement cette vue. La cohérence d’un itinéraire et d’un sujet constitue un appui à l’enquête, sans équivaloir à une signature ou à une commande documentée.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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49Nature morte aux fruits et aux fleurs — Probablement de Pierre Andrieu
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49. Nature morte aux fruits et aux fleurs

Probablement de Pierre Andrieu

Vers 1850–1864

Cette peinture a été considérée comme une œuvre de Delacroix avant d’être rapprochée de son assistant Pierre Andrieu. Un sceau fixé au dos avait servi à l’authentifier sous le nom du maître. Le cas rappelle qu’un élément de provenance peut être trompeur et que les collaborateurs d’un artiste possèdent aussi leur propre œuvre.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

Consulter la notice du musée.

50Étude de deux arbres — Possiblement de François Desportes
Image du catalogue Alpha Reproduction

50. Étude de deux arbres

Possiblement de François Desportes

Vers 1700

L’attribution de ces troncs entrelacés a été difficile. Le musée propose Desportes parce que son atelier accordait une grande importance aux études naturalistes ; un inventaire mentionne des esquisses de végétaux. Le lieu représenté reste inconnu. L’hypothèse d’auteur repose donc sur une pratique documentée, avec une réserve maintenue dans le catalogue.

Collection de référence : National Gallery, Londres, Royaume-Uni.

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Regarder une œuvre au-delà de son nom

L’incertitude d’attribution ne retire ni la beauté d’un paysage, ni la présence d’un visage, ni l’intelligence d’une composition. Elle invite à regarder davantage : où la touche change-t-elle ? Quelle partie paraît reprise ? Qu’est-ce qui rattache vraiment l’image à un peintre ? Une œuvre devient alors le point de départ d’une enquête, plutôt qu’une simple signature à reconnaître.

Chaque illustration et chaque bouton « Voir cette peinture et ses reproductions » ouvre la fiche de l’œuvre correspondante dans le catalogue Alpha Reproduction. Choisissez ensuite votre support, votre présentation et votre format dans le configurateur.

Questions fréquentes

Ces 50 œuvres font-elles toutes l’objet d’une controverse active ?

Non. Les deux premières illustrent des désaccords explicites. Les autres sont publiées par la National Gallery avec une attribution probable ou possible. Leur auteur conserve donc un degré d’incertitude ; cela ne signifie pas qu’un débat public soit en cours pour chaque tableau.

Une œuvre « attribuée à » est-elle un faux ?

Non. Cette formule indique une réserve sur l’auteur. Une peinture peut être ancienne, cohérente avec son époque et proche d’un maître sans avoir été exécutée entièrement par lui. Une falsification suppose d’autres éléments, notamment une volonté de tromper.

Pourquoi une signature ne suffit-elle pas ?

Une signature peut être ajoutée plus tard ou ne pas correspondre à la main qui a peint. Le petit portrait de Margaretha de Geer illustre précisément cette difficulté. Elle doit être confrontée à la technique, à la provenance et aux autres indices.

Pourquoi plusieurs versions rendent-elles l’attribution difficile ?

Un maître, son atelier et des copistes peuvent reprendre la même composition. Il faut comparer le dessin sous-jacent, les modifications, la touche et les matériaux, puis identifier exactement l’exemplaire étudié.

Une attribution peut-elle évoluer ?

Oui. Une restauration, une analyse ou une archive nouvelle peut conduire à renforcer une hypothèse, à reconnaître une intervention d’atelier ou à changer de nom. Les qualificatifs employés ici reprennent les notices consultées le 2 octobre 2026.

Sources et repères

Chaque notice comporte un lien vers le musée qui documente l’œuvre. Les 48 notices londoniennes conservent les qualifications « Probably by » ou « Possibly by » du catalogue ; les cas Bosch et Vermeer sont présentés séparément. Les collections indiquées documentent les originaux et ne désignent pas le lieu de fabrication d’une reproduction, ni nécessairement une salle d’exposition actuellement accessible.

Pour poursuivre : glossaire de la National Gallery, terminologie de la National Gallery of Art et notre guide des attributions, ateliers et débats.

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