Le lion, le tigre, le léopard, le jaguar et le guépard occupent une place spectaculaire dans l’histoire de la peinture. Tantôt souverains, adversaires mythologiques ou présences silencieuses, ils donnent aux artistes l’occasion de peindre la force, la peur, la grâce et le mouvement.
Cette sélection réunit cent peintures distinctes, choisies pour leur importance, leur singularité et la qualité de leur image entière.
Date1891CollectionNational Gallery, LondresTechniqueHuile sur toile
Un tigre surgit des herbes couchées par l’orage, yeux écarquillés et corps presque absorbé par la végétation. Présenté au Salon des Indépendants de 1891, ce premier grand paysage de jungle de Rousseau fit sourire certains critiques avant de devenir une icône du modernisme.
Date1912CollectionLenbachhaus, MunichTechniqueHuile sur toile
Franz Marc construit le corps du tigre avec des plans jaunes, rouges, verts et violets qui semblent taillés dans la toile. L’animal au repos concentre pourtant une tension presque architecturale, emblématique des recherches du Blaue Reiter.
Date1854CollectionMusée d’Orsay, ParisTechniqueHuile sur toile
Delacroix transforme la mêlée de cavaliers, chevaux et lions en tourbillon de matière et de lumière. La chasse lui permet d’unir son souvenir du Maroc à l’énergie dramatique qu’il admirait chez Rubens.
Datevers 1614–1616CollectionNational Gallery of Art, WashingtonTechniqueHuile sur toile
Rubens place Daniel au centre d’un cercle de lions observés avec une précision saisissante. La blancheur du prophète en prière tranche avec les fauves et transforme la fosse obscure en scène de délivrance.
Datevers 1616CollectionMusée des Beaux-Arts de RennesTechniqueHuile sur toile
La chasse de Rubens noue cavaliers, tigres, léopards et chevaux dans une diagonale furieuse. Commandée pour un décor princier, cette grande machine baroque fait du choc des corps le véritable sujet de la peinture.
Date1905CollectionFondation Beyeler, RiehenTechniqueHuile sur toile
Rousseau suspend le bond du lion au-dessus de l’antilope dans une jungle irréelle faite de feuilles superposées. Le titre narratif et la frontalité des animaux donnent à la violence une étrange solennité.
Datevers 1762CollectionYale Center for British Art, New HavenTechniqueHuile sur toile
Stubbs a étudié l’anatomie équine avec une rigueur scientifique, mais il pousse ici la rencontre vers le drame. Le cheval blanc, tordu sous l’attaque du lion, devient une image durable de terreur et de vulnérabilité.
Le lion apparaît presque silencieusement au milieu d’une végétation ordonnée comme un rideau de théâtre. Rousseau oppose la fixité du fauve à la profusion décorative des feuilles et des fleurs.
Benjamin-Constant installe le tigre du sultan dans un décor de cour qui mêle architecture, étoffes et attente cérémonielle. La petite silhouette rayée au premier plan donne à la scène son inquiétante autorité.
Kandinsky reprend le motif ancestral de la chasse mais le libère du réalisme narratif. Cavaliers, proie et fauve se distribuent en signes colorés, à la frontière de la figuration et de l’abstraction.
Date1907CollectionNeue Pinakothek, MunichTechniqueHuile sur toile
Franz von Stuck réduit le combat de Samson à une étreinte brutale entre l’homme et le lion. Les corps massifs, presque sculptés par la lumière, traduisent le goût symboliste pour la force primitive.
Date1881CollectionMuseu de Arte de São PauloTechniqueHuile sur toile
Manet représente l’explorateur Eugène Pertuiset dans un sous-bois lumineux, fusil à la main et lion abattu à ses pieds. Le portrait détourne les conventions héroïques de la chasse avec une ironie visuelle subtile.
Rubens orchestre l’assaut autour du lion comme une bataille antique, saturée de lances, de chevaux cabrés et de gestes interrompus. La composition fait circuler le regard sans lui offrir de repos.
Dans cette autre chasse, Rubens accentue le contraste entre la masse fauve du lion et l’éclat des cavaliers. Chaque diagonale contribue à l’élan collectif qui précipite hommes et animaux les uns contre les autres.
Tigre et éléphant à la source, dit aussi Le désert indien
Decamps place tigre et éléphant près d’une eau rare, dans un espace minéral baigné d’une lumière sèche. Le face-à-face lointain transforme le paysage indien imaginé en théâtre de vigilance.
Jeune Tigre jouant avec sa mère, dit aussi Étude de deux tigres
Date1854CollectionMusée du Louvre, ParisTechniqueHuile sur toile
Une tigresse se couche auprès de son petit dans une obscurité chaude où brillent les pelages. Delacroix étudie la tendresse animale sans effacer la puissance contenue des corps.
Hokusai peint un tigre avançant dans la neige à la fin de sa vie, en 1849. Son regard levé et ses pattes presque dansantes donnent au fauve une énergie spirituelle inattendue.
Rosetsu déploie le tigre sur plusieurs panneaux de fusuma, faisant de son corps une présence qui traverse l’architecture. L’encre souple alterne masses, réserves et traits nerveux pour suggérer le mouvement.
Gérôme isole un lion sur une crête rocheuse, scrutant l’horizon dans une lumière sèche. Le rendu précis du relief et du pelage confère au fauve la dignité silencieuse d’un souverain.
Rousseau cache le repas du lion sous une voûte de plantes agrandies à l’échelle du rêve. La violence du sujet se dissout dans une organisation décorative où chaque feuille compte.
Dans Combat de tigre et de buffle, Henri Rousseau construit une rencontre orageuse. Cette intensité orageuse ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans la forêt tropicale - Combat d'un tigre et d'un taureau
Dans Dans la forêt tropicale - Combat d'un tigre et d'un taureau, Henri Rousseau construit une rencontre feutrée. Cette intensité feutrée ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Éclaireurs attaqués par un tigre, Henri Rousseau construit une rencontre héroïque. Cette intensité héroïque ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Un tigre près de sa tanière, Eugène Delacroix construit une rencontre décorative. Cette intensité décorative ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Jeune Tigre jouant avec sa mère, Eugène Delacroix construit une rencontre méditative. Cette intensité méditative ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Tigre effrayé par un serpent, Eugène Delacroix construit une rencontre tendue. Cette intensité tendue ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Indienne mordue par un tigre, Eugène Delacroix construit une rencontre dramatique. Cette intensité dramatique ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Tigre jouant avec une tortue, Eugène Delacroix construit une rencontre vibrante. Cette intensité vibrante ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Tigresse avec ses petits, Peter Paul Rubens construit une rencontre attentive. Cette intensité attentive ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Scène de chasse avec chiens et tigres, Frans Snyders construit une rencontre primitive. Cette intensité primitive ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Cheval attaqué par une lionne, Eugène Delacroix construit une rencontre mythique. Cette intensité mythique ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Cavalier arabe attaqué par un lion, Eugène Delacroix construit une rencontre fragile. Cette intensité fragile ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Daniel dans la fosse aux lions, Eugène Delacroix construit une rencontre rapide. Cette intensité rapide ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Lion dévorant un lapin, Eugène Delacroix construit une rencontre expressive. Cette intensité expressive ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Lionne prête à s'élancer, Eugène Delacroix construit une rencontre monumentale. Cette intensité monumentale ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Hercule et le lion de Némée, Peter Paul Rubens construit une rencontre contenue. Cette intensité contenue ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Samson combattant le lion, Peter Paul Rubens construit une rencontre orageuse. Cette intensité orageuse ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans La Chasse aux lions chez les Indiens, Jean-Léon Gérôme construit une rencontre picturale. Cette intensité picturale ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Cheval attaqué par un lion, Théodore Géricault construit une rencontre hiératique. Cette intensité hiératique ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Lions dans un paysage montagneux, Théodore Géricault construit une rencontre robuste. Cette intensité robuste ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Étalon arabe palomino effrayé par deux fauves, Théodore Géricault construit une rencontre chaude. Cette intensité chaude ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Lion (Le guetteur), Rosa Bonheur construit une rencontre instinctuelle. Cette intensité instinctuelle ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Lions et tigres se battant pour un cerf, George Stubbs construit une rencontre contrastée. Cette intensité contrastée ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Un étalon surpris par un lion, George Stubbs construit une rencontre symbolique. Cette intensité symbolique ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Cheval effrayé par un lion, George Stubbs construit une rencontre naturaliste. Cette intensité naturaliste ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Cheval dévoré par un lion, George Stubbs construit une rencontre narrative. Cette intensité narrative ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Un lion attaquant un cheval, George Stubbs construit une rencontre sculpturale. Cette intensité sculpturale ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Guépard et cerf avec deux Indiens, George Stubbs construit une rencontre saturnienne. Cette intensité saturnienne ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Panthère noire traquant un troupeau de cerfs, Jean-Léon Gérôme construit une rencontre sensuelle. Cette intensité sensuelle ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Cavalier attaqué par un jaguar, Eugène Delacroix construit une rencontre architecturée. Cette intensité architecturée ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Garde du palais avec deux léopards, Jean-Joseph Benjamin-Constant construit une rencontre fantastique. Cette intensité fantastique ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Deux léopards couchés dans l’Exeter Change, Jacques-Laurent Agasse construit une rencontre sauvage. Cette intensité sauvage ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Un satyre pressant des raisins avec un tigre et un léopard
Dans Un satyre pressant des raisins avec un tigre et un léopard, Peter Paul Rubens construit une rencontre souveraine. Cette intensité souveraine ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
Dans Bacchus Enfant Montant sur une Panthère, Franz Von Stuck construit une rencontre inoubliable. Cette intensité inoubliable ordonne pelage, lumière, décor et mouvement.
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